Новые поступления в отдел литературы на иностранных языках

1Gavalda, A. Des vies en mieux. – Paris: J’ai lu, 2015. – 442p.
Parallèlement à des études de philosophie, Lola Naymark se forme à la Classe Libre du Cours Florent. Révélée en 2003 par le film Brodeuses d’Éléonore Faucher, elle alterne les projets pour la télévision et le cinéma (avec notamment Robert Guédiguian) et le théâtre (Les Liaisons Dangereuses, mis-en-scène par John Malkovich). « Avec sa sensibilité et sa finesse, l’auteur compose une ode autour de deux protagonistes un peu perdus. » Alexandre Fillon – LIRE

2Foenkinos, D. Le potentiel érotique de ma femme. – Paris: Gallimard, 2013. – 179 p.

» On dit souvent qu’il existe des hommes à femmes, on peut considérer qu’Hector est un homme à objets. Bien loin de comparer la femme à l’objet, nous notons toutefois d’évidentes similitudes, et les angoisses de notre héros pourront se refléter dans les angoisses des infidèles, et de tous les hommes transpercés par la rareté féminine. » Après avoir collectionné, entre autres, les piques apéritif, les badges de campagne électorale, les peintures de bateaux à quai, les pieds de lapin, les cloches en savon, les bruits à cinq heures du matin, les dictons croates, les boules de rampe d’escalier, les premières pages de roman, les étiquettes de melon, les œufs d’oiseaux, les moments avec toi, les cordes de pendu, Hector est tombé amoureux et s’est marié. Alors, il s’est mis à collectionner sa femme.

 

 

3Gavalda, A. La consolante. – Paris: J’ai lu, 2002. – 155 p.

Charles Balanda, 47 ans, architecte à Paris, apprend incidemment la mort d’une femme qu’il a connue quand il était enfant et qui incarnait pour lui un univers bien différent de sa famille petite-bourgeoise : un univers de folie, de passion, de douleur même, un univers vivant. A l’annonce de cette nouvelle, il bascule dans l’angoisse et le chagrin. Il perd pied. Dans son couple, dans son travail, dans ses certitudes… jusqu’à ce que sa rencontre avec la lumineuse Kate change sa vision du monde.

 

 

4J.-C. Grangé. La ligne noire. – Paris: Albin Michel, 2004. – 606 p.

On plonge dans les recoins les plus atroces de l’esprit «humain»… Une histoire qui vous prend aux tripes, une écriture ciselée, une imagination de l’auteur incroyable de noirceur. Des personnages aux chemins de vie marqués par l’indicible ou par le manque d’amour qui les mènent à l’horreur dans ce voyage que l’on fait avec eux, sans pouvoir cesser la lecture… J.-C. Grangé sait décrire les ambiances comme peu d’auteurs. Il plonge le lecteur dans la noirceur, avec force de descriptions, d’analyses psychologiques et de détails parfois dérangeants et conserve un suspense haletant jusqu’à la dernière ligne du livre. L’évolution des personnages et de leur histoire personnelle sont également des éléments qui permettent au lecteur de «vivre» l’intrigue. Par ailleurs, une partie du livre se déroule en Asie, et cela procure un dépaysement supplémentaire.

 

 

5Werber, B. Le Livre secret des fourmis. – Paris: Glenat, 2014. – 282 p.

Nous vivons dans un monde merveilleux et nous ne le savons pas. Nous côtoyons tous les jours des univers parallèles fabuleux — parfois inquiétants — et nous refusons de les voir. Le plus parfait, le plus fascinant, le plus souterrain de tous, c’est le royaume des fourmis. Bernard Werber, dans sa trilogie des Fourmis, a dévoilé une partie de cette incroyable civilisation de l’infiniment petit, inspiratrice de l’Encyclopédie du savoir relatif et absolu, une œuvre unique où se mêlent physique et métaphysique, technologie et magie, mathématiques et mystique, épopées modernes et rites anciens. Découvrez, enfin reconstituée dans son intégralité originelle, l’Encyclopédie qui révèle le secret de la pierre philosophale et celui du pain, les projets des tyrans les plus vils et les plus belles utopies, les rencontres des civilisations humaines et animales, le sens caché des fugues de Bach et la naissance de l’esclavage chez les rats. Illustré par Guillaume Aretos, peintre et graphiste aux techniques héritées de la Renaissance, Le Livre secret des fourmis est un véritable grimoire moderne, la clé de toutes les techniques XXIe siècles

 

 

6J.-C. Grangé. Le Serment des Limbes. – Paris: Albin Michel, 2007. – 762p.

Le roman devient vraiment thriller et on n’a plus qu’une hâte : TOURNER LES PAGES afin d’en savoir davantage et, surtout, afin de trouver des explications à ces manifestations diaboliques. A ce sujet, Grangé arrive très bien à faire hésiter son lecteur, continuellement, entre des hypothèses rationnelles ou surnaturelles. Ce qui fascine dans ce livre, c’est la présence du Diable : le Malin, Lucifer, Belzebuth, Le Prince des Ténèbres, Satan, le Démon… il est partout sans être nulle part. Il y a beaucoup d’ informations théoriques, théologiques, philosophiques, etc. que les manifestations concrètes (ou abstraites) dans le livre. Plus encore, c’est toute la partie concernant les NDE (Near Death Experience) qui  passionne : de nouveau, grand travail de documentation de Grangé. Si vous avez envie de vous retrouver plongé dans une histoire de satanisme, lutte entre le Bien et le Mal, croyances en tout genre, messes noires, démonologie, possessions, exorcisme, etc. et de découvrir ce qu’il en est de ce Serment des Limbes et des Sans-Lumières, qui sont au cœur de l’intrigue, foncez, ce livre est fait pour vous !

 

 

7J.-C. Grangé. Le vol des cigognes. – Paris: Albin Michel, 1994. – 378 p.

L’ornithologue Böhm, qui étudie la migration des cigognes, a constaté que de nombreux couples ne reviennent jamais d’Afrique. Qui les fait disparaître ? Chargé de l’enquête, Louis Antioche rend visite à Böhm mais celui-ci est mort d’un infarctus. L’autopsie révèle que le vieil homme avait subi une transplantation cardiaque à l’époque où ce type d’opération était rare, d’autant que Böhm résidait en Afrique comme conseiller de Bokassa. Poursuivant ses investigations, Louis part en Bulgarie à la recherche de Rajko, un Tzigane pisteur de cigognes. Trop tard :celui-ci a été tué et on a prélevé son coeur. Ayant appris que des médecins de l’association humanitaire «Monde unique» — à qui Böhm a légué sa fortune — se trouvaient sur les lieux lors de sa mort, Louis poursuit son dangereux périple, de mystérieux tueurs à ses trousses…

 

 

8Werber, B. L’empire des anges. – Paris: Albin Michel, 2015. – 442 p.

Michael Pinson est mort. Parvenu face à ses juges, la plaidoirie passionnée de son avocat, Emile Zola, lui permet d’échapper à une nouvelle réincarnation et de rejoindre le monde des anges. Un monde où la «vie» n’est pas de tout repos puisque — comme chacun sait — les anges sont en charge de la protection des humains. Tâche ingrate s’il en est. Chercheur dans l’âme, Michael Pinson est tiraillé entre son désir d’aider ses trois protégés et celui d’en découvrir plus sur ce monde immatériel qui semble receler bien des secrets.
L’auteur du célèbre Les fourmis continue ici de s’intéresser à l’organisation de la société. Le monde de l’au-delà est décrit comme peuplé d’êtres imparfaits, parfois désabusés, découragés face à l’ampleur de la tâche qui leur est assignée. A travers les trois personnages de ses protégés (un top-model américain, un écrivain français et un héros militaire russe), l’auteur nous fait un portrait sans complaisance et un peu caricatural de l’humanité. On regrette ainsi qu’il ait lancé son livre sur de trop nombreuses pistes : la réincarnation, les revenants, l’organisation du monde des anges, les motivations humaines, etc., sans vraiment en approfondir aucune. 
 

9J.-C. Grangé. Miserere. – Paris: Albin Michel, 2008. – 635 p.

Comme toujours J.-C. Grangé nous offre un thriller qui se déroule à un rythme échevelé, en quelques jours autour de Noêl. Le couple de flics est évidemment innattendu et finalement sympathique, un retraité qui n’aspire qu’à reprendre du service, et un jeune normalement en cure de désintoxication. Tous les deux ont un passé très lourd, inavouable pour l’un et enfoui dans la mémoire pour l’autre. L’intrigue est passionnante. Un bon polar à la mode Grangé. L’histoire est captivante; le suspense est au rendez-vous et nous tient en haleine jusqu’à la dernière page.

 

 

10Jo Nesbø. Le bonhomme de neige. – Paris: Gallimard, 2007. – 584 p.

Les premiers flocons ont quelque chose de féerique. Ils rapprochent les couples dans la chaleur des veillées, étouffent les bruits, étirent les ombres et masquent les traces. Dans le jardin familial des Becker, un bonhomme de neige fait son apparition, sorte de croquemitaine blanc, ses grands yeux noirs braqués vers les fenêtres du salon. Le lendemain matin, la mère a disparu ; seule reste une écharpe rose autour du cou du bonhomme de neige… Trop de femmes en Norvège, depuis des années, n’ont plus donné signe de vie le jour des premières neiges. Harry Hole reçoit une lettre qui lui annonce d’autres victimes. D’une sobriété étonnante, l’inspecteur va se retrouver confronté, pour la première fois de sa carrière, à un tueur en série agissant sur son territoire. L’enquête le conduira jusqu’au gouffre de la folie.

 

 

11Amélie Nothomb. Stupeur et tremblements. – Paris: Albin Michel, 1999. – 187 p.

Mais que diable Amélie-san allait-elle faire dans cette galère ? C’est la question qu’on se pose en découvrant l’invraisemblable traitement auquel la jeune narratrice, double à peine voilé de l’auteur, est confrontée lors d’un emploi de quelques mois au Japon. Embauchée par la compagnie Yumimoto, Amélie espère bien pouvoir faire ses preuves dans ce pays qui la fascine tant depuis qu’elle y a séjourné enfant. C’est sans compter sur la subtilité des règles tacites qui régissent la société japonaise, sans compter encore sur le mépris de Mle Mori, sa supérieure. Les humiliations et les vexations se succèdent et la soumission s’installe : Amélie pensait être traductrice, elle finira dame pipi de l’entreprise…Comme toujours, Amélie Nothomb a le sens du bizarre, mais aussi du texte : son expérience traumatisante se transforme en un fascinant récit, irrésistible de drôlerie. On la soupçonnerait presque de s’être laissé traiter de la sorte pour mieux pouvoir l’écrire ensuite… 

 

 

12Pennac, D. Aux fruits de la passion. – Paris: Gallimard, 1999. – 222 p.

Sensation dans la tribu Malaussène : Thérèse est amoureuse ! Thérèse la cassante ! Et de qui ? D’un conseiller référendaire à la Cour des comptes, un dénommé Marie-Colbert de Roberval, alias MC2. Dans le genre mésalliance, on ne peut pas faire mieux mais que peut-on contre l’amour, même dans une tribu où l’on a déjà connu beaucoup d’amours spectaculaires et malheureuses ? Chacun y va de son avis pourtant. Benjamin, le chef du clan Malaussène a un sombre pressentiment qui ne tardera pas à se vérifier. MC2, énarque distingué, prédisposé à veiller aux destinées de la nation est surtout intéressé par le talent de bouc émissaire de Benjamin et les dons de voyance de Thérèse, dons que malheureusement le mariage doit lui faire perdre. Le mariage aura bien lieu mais sera à peine consommé. S’ensuit une série de catastrophes, d’incendies, de morts violentes que Daniel Pennac enchaîne avec la verve et l’humour qui le caractérisent, ajoutant un épisode irrésistible à la saga de sa pittoresque tribu de Belleville. 

 

 

13Pennac, D. Le dictateur et le hamac. – Paris: Gallimard, 2003. – 410 p.

Ça commence par l’histoire de Manuel Pereira da Ponte Martins, président dictateur agoraphobe en Amérique latine, dans un pays où la capitale s’appellerait Teresina. Un président qui a pris les rênes du pouvoir en tuant net et de sang-froid son prédécesseur, «par intuition, comme ça, parce que c’était son rêve d’enfant silencieux». Agoraphobe depuis le jour où une sorcière lui a prédit sa mort par le lynchage du peuple. La seule manière de s’en sortir (c’est bien une idée de dictateur !) est d’embaucher un sosie. Voilà donc le président Pereira recrutant un double, l’éduquant, le formant aux fonctions politiques. Une copie conforme qui a un intérêt, celui de laisser libre cours à sa passion : le voyage. Mais si un train peut en cacher un autre, un sosie peut aussi trouver son double ! A fortiori quand la fonction devient lassante ! À l’insu de «l’original» se succèderont plusieurs Pereira, aux destins différents, tragi-comiques, et racontés par un narrateur (double de l’auteur) omniprésent, mêlant les récits avec ses propres pérégrinations à travers le Brésil, de Brasilia à Fortaleza.

 

 

14Thilliez, F. La mémoire fantôme. – Paris: Pocket, 2007. – 442 p.

Bon thriller qui manque tout de même un peu d’étoffe. On y retrouve tous les ingrédients du policier, les positifs (on est pris par l’enquête) comme les négatifs (l’éternel flic mal dans sa peau et les crimes gratuitement abjects, beaucoup d’incohérences et de points clés laissés sur le bord de la route …). Thilliez s’inspire a priori beaucoup de films ou roman, donc l’impression de déjà vu (ou déjà lu) nous accompagne souvent le long des pages. C’est un peu le roi de la reprise version polar. Mais pour passer le temps dans le train c’est un bon policier.

Quatre minutes. C’est le temps d’un souvenir pour Manon. Après, tout s’efface. Dans ces conditions, pas facile pour Lucie Henebelle de trouver par qui la jeune femme vient d’être agressée. Et de comprendre la signification des mots gravés au creux de sa paume : » Pr de retour «. Lucie le pressent, la clé de cette affaire réside dans la mémoire fragmentée de Manon. Une mémoire à laquelle plus personne n’a accès…